Un ancêtre aux USA

Publié le Mis à jour le

Alors c’est donc vrai, j’ai un ancêtre qui avait émigré aux USA; j’écris ça comme si je faisais enfin partie d’un cercle fermé, je reconnais que ça ne changera pas la face du monde et pourtant dans mon monde à moi ça le fait.
Mon arrière-grand-père maternel a eu le courage de tout quitter pour les Etats-Unis où il est resté pendant 5 ans,le temps de gagner assez d’argent pour subvenir aux besoins de la famille qu’il allait fonder dés son retour au pays.
Rendez-vous compte, planifier un voyage pareil début 1900 quand on connaît les moyens de communications de l’époque…ça demandait un certain courage et un maximum de détermination.D’autant que sortir du Valais de cette époque et pour aller si loin de surcroît,ça relève d’un sacré défi.
Et pourtant,que sais-je de lui aujourd’hui? Pas grand chose à vrai dire, même pas l’année de sa naissance.
A son retour au pays il épousa Françoise en décembre 1910 avec qui il a eu Adèle décédée enfant d’une méningite, Anita, Berthe, René, Robert.
Il semble faire partie des membres fondateurs d’une des sociétés de musique du village,un mélomane donc, mais avant tout un homme de la terre,chrétien praticant.
La fin de sa courte existence m’a été résumée ainsi :
« Il avait participé aux corvées durant la semaine. Après avoir suivi la messe du dimanche,il est parti aux regains. On ne l’a plus revu.
Son corps a été retrouvé dans la rivière en aval du village. »
Que s’est-il passé? Accident,suicide,malveillance? Je ne sais pas, on ne sait pas. Pas facile de parler de ça avec la famille.Et puis ça fait si longtemps, on n’y changera rien.
L’émotion est encore palpable, quelques larmes roulent sur ce visage qui n’a presque pas vieilli malgré les presque nonante ans du chef de gare retraité.
Le père disparu trop tôt a laissé un grand vide derrière lui, c’est normal, sauf que susciter encore une telle émotion presque 80 ans plus tard…
ça donne une idée de l’attachement de ses enfants à leur père.
Ma grand-maman aime bien dire à son sujet  » qu’il était bel homme » et qu’elle lui était très attachée. »Maman était plus sévère ».
Voilà tout ce que je sais de mon arrière grand-père maternel, pour le moment…
A bientôt pour partager d’autres tranches de vie.

Dogville, un film qui a du chien

Publié le

Club lecture

On eDogvillest plutôt surpris lorsqu’on commence à regarder ce film de Lars von Trier, sorti en 2003. La mise en scène est un espace de théâtre immense, où les murs sont symbolisés par des marques au sol. Le spectateur, habitué au film pré-mâché et traditionnel, devra s’accrocher pour poursuivre le visionnage. Et pourtant, passer la première heure, le film révèle toute sa puissance. Le spectateur est alors pleinement récompensé. Car comment ne pas s’enrager, ne pas hurler, bref, comment rester impassible face au destin de Grace, incarnée à la perfection par la sobre Nicole Kidman. Finalement, la mise en scène dessert complètement le propos du cinéaste. Quand des horreurs semblables gangrènent une ville, comment les habitants peuvent faire croire qu’ils n’étaient pas au courant. Les murs ne cachent pas, c’est notre conscience qui le fait. Dogville est un film fort, qui a du chien.

View original post

L’appel du coucou de Robert Galbraith

Publié le

Club lecture

Devinez qui se cache sous se pseudonyme ?

La féconde génitrice d’Harry Potter ! et d’après Télérama http://www.telerama.fr/livre/c-est-dans-l-air,104794.php

C’est une réussite !

vous le trouverez à la bibliothèque de St Marcel les Annonay !

View original post

Brassens, la révolte tranquille – Goun

Publié le

Club lecture

goun« Goun fait partie de ces rares orfèvres, reconnus à l’unanimité du petit monde ‘brassénien’. A l’origine, ce Brassens est un spectacle, qui fut la révélation de nombreux festivals (Vaison-la-Romaine, Berlin, Londres, …). Guitariste confirmé, il accommode cette relecture d’un
zeste de blues et de swing, et rajeunit l’oeuvre du maître. Le choix des chansons est judicieux, il alterne très grands classiques et poèmes moins visités. «Pauvre Martin» dérive vers le blues, Paul Fort est présent avec «Comme hier», Paul Verlaine avec «Colombine», les soixante alexandrins des «Deux Oncles» firent couler beaucoup d’encre en leur temps, «Le Parapluie» nous rappelle ce thème récurrent chez Brassens, celui des rencontres sans lendemain, et enfin, les Brav’s gens de «La Mauvaise réputation» nous rappellent la philosophie de Brassens : l’ennemi, plus que la , c’est l’individu qui permet cette société. Ne disait-il pas que la vraie révolution consistait à devenir un meilleur individu jour après jour ! »

Frédéric Mathieu

View original post

Hunger Games, la trilogie

Publié le

Club lecture

C’est assez énigmatique cette façon de classer les livres. Quand j’ai fini les trois livres de Hunger Games – et particulièrement le dernier – j’avais encore en mémoire Harry Potter et ses couvertures spéciales pour « adultes ». L’une comme l’autre, ses deux sagas ne peuvent être classés pour les jeunes. Ces œuvres sont pour tous les amateurs de littérature, d’histoire qui vous colle à la peau, qui vous retourne et vous font vivre dans un monde différent le temps de la lecture.

Hunger Games coverHunger Games donc est un livre âpre, qui prend toute sa force dans son dernier tome (je situe le tournant de Harry Potter dans le 4e tome, lors du Championnat). Cette trilogie n’est pas si lointaine de notre monde, ni anodine. Elle parle de la privation de la liberté, de ce que le pouvoir ose mettre en place dans l’indifférence générale, de l’espoir, de la confusion des sentiments, de…

View original post 91 mots de plus

Prologue

Publié le Mis à jour le

1.

La journée s’annonçait sous les meilleurs auspices pour lui qui sortait tout juste de son sommeil.

Il avait entendu son petit garçon descendre l’escalier depuis sa chambre et malgré la brume matinale dans lequel son esprit baignait encore, un détail avait réussi à lui tirer un sourire satisfait: son fils avait pensé à se chausser de ses pantoufles, comme il le lui avait demandé si souvent déjà,mais sans succès.
Ce qui pouvait ne sembler qu’un détail insignifiant revêtait pour lui une grande importance car c’était le fruit de plusieurs mois de patience dans un contexte familial tendu.Depuis qu’il avait perdu son emploi quelques mois plus tôt chaque détail comptait.

Non pas que son fils y fût pour quoi que ce soit mais dans cet état d’esprit particulier la bonne volonté et la patience de chacun comptait.

Il se leva donc de bonne humeur et échangea quelques paroles avec son fils qui lui raconta son rêve à propos d’un dessin animé qu’il avait vu quelques jours plus tôt.

Cet enfant qui allait faire cinq ans à la fin du mois était décidément très éveillé pour son âge.Et il lui sembla que le fait qu’il fréquentât régulièrement ce monde imaginaire des cartoons modernes lui faisait le plus grand bien .

Sa grande facilité d’élocution lui permettait d’ailleurs de partager cet univers avec ses parents et ses proches qui ne cessaient de s’étonner de sa faconde précoce.Il était déjà capable de livrer un compte rendu complet de plusieurs épisodes de sa série préférée sans omettre le moindre détail.Et de corriger celui qui prenait le risque de s’immiscer dans son commentaire avec un sérieux et un aplomb qui avait fait rire ses parents à plus d’une reprise.

Ce début de journée l’avait donc mis dans de bonnes dispositions et il sentait qu’ aujourd’hui il allait enfin pouvoir mettre un peu d’ordre dans sa vie ou du moins commencer cette tâche compliquée, ce qui était déjà un excellent début, pensa-t-il.

Cette idée de mettre par écrit quelques tranches de sa vie quotidienne lui trottait dans la tête depuis bien longtemps,  mais à chaque fois soit le courage,  soit le temps lui avaient manqué.

Et surtout par où fallait-il commencer et quelle priorité se fixer afin que son histoire puisse être lue sans difficulté ? Car écrire ne s’improvise pas si facilement, pensait-il avec raison, mais le besoin de se libérer semblait être le plus fort cette fois et il n’était plus question de laisser filer le train qui lui avait passé sous le nez si souvent.

Protégé : Grole

Publié le Mis à jour le

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :